Clément Marion en résidence artistique à Riom-ès-Montagnes
Du 19 au 27 février 2026 dans le cadre de sa saison culturelle, la communauté de communes du Pays Gentiane accueillera l’artiste photographe Clément Marion en résidence artistique sur la commune de Riom-ès-Montagnes.
Cette résidence marque le début d’un projet photographique sensible et engagé consacré à la sclérose en plaques, mêlant création artistique et échange humain. Photographe et artiste auteur, Clément Marion est spécialisé dans les procédés photographiques alternatifs et anciens tels que le collodion humide, le tirage charbon, le tirage Lith ou la photographie directe sur papier.
Son travail s’inscrit à la croisée du documentaire et de l’expérimental, où l’image devient un espace de recherche, de dialogue et de récit humain. À travers des techniques lentes et exigeantes, il explore des thématiques à la fois intimes et universelles que sont le corps, la mémoire, la disparition, la transmission, et la fragilité humaine. Cette résidence s’inscrit dans la continuité de son parcours artistique. Auparavant, son projet Phoenix, centré sur les grands brûlés transformait déjà la photographie en un lieu de rencontre et d’échange, plaçant l’humain au cœur du processus créatif.
À Riom-ès-Montagnes, Clément Marion développera le projet LITH (titre provisoire) durant lequel le procédé de tirage Lith sera utilisé. Ce procédé argentique rare et expressif est un processus long où l’image se révèle lentement par oxydation. Ce processus doit être interrompu à un moment précis, sous peine de voir le papier s’assombrir entièrement faisant ainsi disparaitre la photographie. Cette tension permanente fait écho à la sclérose en plaque, une maladie évolutive parfois silencieuse, et met en lumière à la fois la fragilité, la force et la singularité de chaque corps photographié. Les personnes photographiées sont mises en scène avec douceur, sur des fonds textiles unifiés, afin de donner à voir ce qui reste souvent invisible : la maladie bien-sûr, mais aussi la beauté, la résilience et l’humanité de celles et ceux qui vivent avec elles.
L’objectif principal du projet demeure dans son aspect humain, la photographie devient un prétexte à la rencontre et au recueil de récit de vie. L’image et la création artistique se révèlent alors de véritables vecteurs de lien, parfois même comme une forme de thérapie en offrant un espace de parole à des histoires souvent peu visibles. Une première phase de travail a eu lieu à Toulouse du 25 janvier au 3 février afin de réaliser quelques tests techniques, une étape préparatoire fondamentale pour amorcer les différentes dimensions du projet. La résidence à Riom-ès-Montagnes s’inscrit dans cette continuité créative et Clément Marion prendra le temps de la rencontre avec les habitants du centre Geneviève Champsaur.
À travers ce projet, il réaffirme sa conviction que l’art et l’image peuvent créer du lien, ouvrir des espaces de dialogue et donner une place sensible à des vécus souvent invisibles.







